Les Dominicains de Bordeaux Laudare, Benedicere, Praedicare

Poser au Seigneur une question vraie, constructive
Fête de saint Jean-Baptiste – 24 juin 2106
 
 
Poser la bonne question, radicale, constructive, engageante, accepter de se la poser et profiter des circonstances pour se la poser, sont toujours une grâce. Ainsi, apprenant la naissance d’un enfant au foyer de Zacharie, le prêtre, et d’Elisabeth, la stérile, les proches, les familiers n’ont pu que se poser une question profonde : « Que sera donc cet enfant ? » Apprenant auparavant la désignation de cet enfant « Il s’appellera Jean » et non pas Zacharie, comme son père, les proches, les familiers n’avaient déjà pu qu’élever une question : «Que sera donc cet enfant ? »
Mais vous l’aurez noté, ils ne posent une question qu’après que le Seigneur ait manifesté sa miséricorde. Zacharie la proclamera un peu plus tard, mais déjà elle était à l’œuvre. Les proches, les familiers devenaient témoins d’une fécondité prophétique. Dieu se souvenait de son Alliance et sa plénitude avait béni ses fidèles.
Les années avaient passé dans cette alliance du Seigneur, à son service au Temple ; et en lien avec cela il fit grâce : Yoannân, « Dieu fait grâce ». Zacharie venait le reconnaître et le nommer : « Il s’appellera Jean ».  
 
Aujourd’hui, nous voilà portant certainement des questions qui appellent une réponse vraie, pleine, vivifiante. Avez-vous ainsi adressé au Seigneur une question radicale ? Une question qui prenne votre vie ; une question à la taille de votre baptême : une question vraie ?
            Chacun de nous, peut reconnaître la miséricorde du Seigneur à l’œuvre en sa vie, et depuis si longtemps, comme le prophète Isaïe, confiant : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main. »     .
Chacun peut aussi entendre l’affirmation de la lettre de saint Pierre : « Vous aimez Jésus Christ sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi. »
 
La Parole du Seigneur est à la fois mémoire de ses merveilles, plénitude, grâce. Nous visitant, elle devient féconde. Alors que certains d’entre nous font aujourd’hui un pas de plus pour aller à sa rencontre, formulons chacun notre question en notre cœur : que vais-je faire de ma vie ? Seigneur, par ta miséricorde peux-tu m’aider à te suivre ? Et à te privilégier ? Seigneur sois ma plénitude et ma grâce ! Comment nous aideras-tu à « obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement » de notre foi ?
 
Et que le Seigneur puisse toujours nous répondre : « Tu es mon serviteur, en toi je manifesterai ma splendeur ».

fr. Hugues-François Rovarino, op


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