Les Dominicains de Bordeaux Laudare, Benedicere, Praedicare

C’est maintenant l’heure de la Gratitude !
Anniversaire des Familiers et Bienfaiteurs défunts
le 5 septembre 2016
 
Si la liturgie de la Parole, autant avec s. Jean [1°Jn 3] qu’avec s. Matthieu [Mt 25], hisse haut notre regard vers le Christ qui nous configure à lui, et si elle nous rappelle la lumière du jugement du Seigneur, cette même liturgie dans la mémoire de nos familiers et bienfaiteurs défunts appelle les frères à rendre grâce pour l’aide reçue, fidèle ou ponctuelle, immense ou discrète. L’amour en est le poids et la lumière. Les frères sont heureux de vous associer à cette reconnaissance.
Un exemple évoqué par un Maitre de l’Ordre peut illustrer l’importance de ce moment et celle de nos remerciements envers nos familiers et bienfaiteurs. La pauvreté religieuse qui appelle les soutiens, peut s’appliquer à nos bâtiments ; d’ailleurs, certains d’entre vous nous ont vus nous installer en cette église Saint-Paul et autour, il y a environ 25 ans. Pour la prédication, sont liés : don, responsabilité, gratitude, évangélisation. Pour répondre à notre vie, à notre mission, nous dépendons de notre couvent et de nos bienfaiteurs :
« Les bâtiments dans lesquels nous vivons sont un don. Y vivons-nous avec gratitude ? Avons-nous une attitude responsable face à ce que nous recevons ?... Les économes ont souvent une tâche ingrate, bien qu’ils aient un rôle vital pour nous aider à porter la responsabilité que nous avons envers ceux qui ont été généreux à notre endroit » (fr. Timothy Radcliffe op).
 
Vous, comme tous ceux qui nous aident, nous permettez de vivre selon l’appel de Dieu. En cela, nous sommes tous des coopérateurs de Dieu. L’Ordre, l’Eglise, nous appellent à constater combien la pauvreté mendiante est la clé de voûte de l’Ordre depuis 800 ans ! Cette forme de mendicité nous façonne toujours. Aujourd’hui, n’est-ce pas une grâce à contempler ensemble ? La pauvreté mendiantenous touche à divers plans : spirituel, psychologique, dans le ministère ; elle vise l’unité du message et du messager et facilite le développement de l’Ordre. Ainsi en fut-il dès 1220 ; un historien nous le rappelle :
- Sur le plan spirituel, elle réunit les richesses et le rayonnement extérieur de l’abandon quotidien à la Providence de Dieu, par l’intermédiaire du prochain, du couvent aussi bien  que du prédicateur.
- Sur le plan psychologique, elle permet l’unité d’inspiration du prédicateur en ministère et du frère en son couvent.
Sur le plan du ministère elle oblige le Prêcheur à chercher le contact du peuple qu’il évangélise.
- Elle fait …l’unité du message et du messager. …Le Prêcheur pratique le détachement qu’il enseigne.  
- Sur le plan de la diffusion de l’Ordre, elle facilite énormément l’installation des couvents ; on leur accorde plus facilement une église…. Ils peuvent s’installer où leur ministère les réclame […] Vivant au jour le jour ce qu’on leur donne au passage, ils peuvent aller jusqu’au bout de la chrétienté, et même au-delà, pour étendre leur évangélisation comme pour assurer l’unité de leur Ordre.»(fr. M.-H. Vicaire op). Huit cents ans ont passé ; l’avenir est là !
 
C’est maintenant l’heure de la gratitude. Avec tous ces propos, les frères vous montrent la conscience qu’ils ont de la gratitude envers leurs familiers et bienfaiteurs. S’ils offrent l’eucharistie pour les défunts, ils sont heureux de l’offrir aussi pour vous qui au nom du Seigneur nous aidez et nous accompagnez, par votre présence, vos dons et votre prière. 

fr. Hugues-François Rovarino, op


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