Les Dominicains de Bordeaux Laudare, Benedicere, Praedicare

Pour la fête de la sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.
 
Seigneur, - dit la prière sur les offrandes – tu aimais sa vie simple et courageuse.
La vie de la petite Thérèse était simple, mais elle n'était pourtant pas facile. Son histoire familiale est dramatique, marquée à la fois par la souffrance et par une grande détermination d'aimer Dieu. Sa vocation n'est pas facile – il n'y a rien d'évident d'entrer dans un austère monastère contemplatif à 15 ans. Son chemin spirituel, celui de l'enfance et de la petitesse choisie, n'est pas facile, car notre vieil homme résiste et ne veut pas devenir petit. Il aime être traité en petit quand cela l'arrange, mais uniquement à ce moment-là. Passer d'une fausse petitesse de la volonté propre qui clame être chouchoutée à la confiance filiale est une prouesse que seul l'Esprit Saint peut accomplir en nous. L'obscurité que Thérèse traverse n'est pas un chemin de roses, mais plutôt d'épines invisibles, comme elle le dira elle-même.
Sa vie n'est ni facile, ni mièvre, elle est simple et courageuse. Simple d'une volonté droite qui cherche Dieu. Simple d'un regard lucide sur soi, sans complaisance, mais aussi sans une orgueilleuse dureté. Sa vie est simple comme est simple le cri de l'Esprit en nos cœurs – Abba, Père ! Mais comme nous manquons de courage pour que ce cri devienne notre vraie respiration ! Comme nous manquons de courage de ne pas se protéger de Dieu, de ne pas se dorloter dans nos complexités que nous aimons tant. Comme nous manquons de courage – osons-le dire – d'aimer en vérité. Faire de l'amour de Dieu, de prochain notre occupation, notre soin, notre souci et notre joie. Car si seulement ce courage de Dieu saisi notre vie, comme elle deviendra simple : unifiée, centrée, toute tendue vers l'unique nécessaire - Jésus.

fr. Pavel Syssoev, op


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