Les Dominicains de Bordeaux Laudare, Benedicere, Praedicare

Commencer par un oui ou commencer par un non ? Comment bien poser le premier pas dans notre montée vers Dieu ?
Beaucoup se joue dans ce premier pas. Nos rapports avec Dieu, est-ce avant tout l’affaire de ce que nous ne faisons pas ? De ce qui est interdit ? De ce qu’il nous faut abandonner pour s’unir à lui ? Si notre premier pas est un non, cela donne un ton particulier à toute notre vie spirituelle.
Ou, au contraire, notre premier pas devrait être un oui ? Choisir Dieu pour Dieu. Choisir la vie : la vraie, la pleine, libre de contre-façons et de faux semblants. Choisir notre prochain pour ce qu’il est et non pour ce que nous aimerions qu’il soit. Autrement dit, l’aimer – dire un oui à l’existence de l’autre. Il est heureux que tu sois là. Il nous est bon d’être ici ! Un oui fondamental qui, tel un écho à ce oui de Dieu : il bénit tout ce qu’il a fait car il voit que tout est très bon.
Un oui et un non vont de pair. Dire oui à Dieu signifie dire non au Mal. Dire oui à son projet d’amour revient à lutter contre la mort qui nous ronge. Un oui sans un non ferme n’est que mollesse et velléité. Un non sans un oui qui le porte n’est que l’amertume ou le désespoir. Un oui et un non se soutiennent et se renforcent, mais quel pas poser en premier, celui d’un oui ou celui d’un non ?
Lorsque le soleil se lève sur une vallée, dit Thomas d’Aquin à propos de la grâce du baptême, celui qui est en bas voit d’abord l’ombre qui recule, mais celui qui se tient dans les hauteurs, voit en premier lieu le soleil qui se lève. En bas on voit d’abord un non dit à la mort ; en haut – on contempler d’abord un oui divin. L’illumination de notre cœur est non de plus un plus résolu eu mal, mais surtout c’est un oui de plus un plus joyeux à Dieu.

fr. Pavel Syssoev, op


Connexion | Plan du site | ©2013 Dominicains de Bordeaux