Les Dominicains de Bordeaux Laudare, Benedicere, Praedicare

Miséricordieux, car l’amour est fidèle.
Combien de fois Dieu est-il prêt à pardonner à qui se repent ?
Une fois ? Plus ! Deux fois ? Plus ! Sept fois ? Plus ! Soixante-dix fois sept fois ? Là, on se rapproche de la bonne réponse.
Combien de fois Dieu est-il prêt à pardonner à qui se repent ? Toujours ! Dieu, frères et sœurs, est toujours disposé à pardonner. Dieu est toujours prêt à nous faire miséricorde en cette vie, car il est miséricorde.
Nous tenons de la foi cette certitude que Dieu est miséricorde, car il est Amour, comme le dit s. Jean. La miséricorde est en Dieu le mouvement de l’amour face à nos misères et à la plus grande de nos misères qu’est le péché et son œuvre de mort en nous. La miséricorde de Dieu est la plus haute manifestation de son amour. C’est l’amour qui relève ce qui est tombé. C’est l’amour qui guérit ce qui est blessé. C’est l’amour qui répare ce qui est cassé. C’est l’amour qui donne vie à ce qui est mort. C’est l’amour qui libère du mal. C’est l’amour qui triomphe du néant.
Si Dieu nous fait miséricorde à toute heure, c’est qu’il ne retire pas sa miséricorde. En d’autres termes, Dieu fait toujours miséricorde, car il est fidèle à ses promesses. Dieu nous fait miséricorde, car il nous l’a promis ! La prière d’Azarias au cœur de l’épreuve est un appel à l’amour fidèle de Dieu : « À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers. »
C’est la même logique de fidélité qui est à l’œuvre dans chaque acte de miséricorde de Dieu. Dieu a promis de nous aimer - pour le meilleur et pour le pire ! - et il tient parole. C’est le mystère de cette fidélité que nous chantons tous les soirs dans le Magnificat de la Vierge Marie : « Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. » Dieu s’est fait chair et il a habité parmi nous, parce qu’il a promis à l’humanité de la conduire au chemin de vie. Il ne pouvait pas nous laisser dans l’ombre de la mort sans manquer à sa promesse.

fr. Sébastien Perdrix, op


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