Les Dominicains de Bordeaux Laudare, Benedicere, Praedicare

Vous verrez le ciel ouvert
 
Pourquoi, Seigneur, ne réalises-tu pas ta promesse ? Tu avais pourtant donné ta parole. Amen, Amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. Je peux même te donner la référence : Jean, chapitre 1, versets 47-51. Tu vois, c’est écrit dans la Bible ! Alors pourquoi n’ai-je encore rien vu ?
Comprends-moi, Seigneur. J’en ai assez d’attendre. Je veux te voir, ô mon Roi ! Je veux voir tes anges ! J’en ai assez de ces yeux de chair qui me font rien voir du tout. C’est comme si j’étais un aveugle dans ce monde. Même toi, je ne te vois pas. De grâce, Seigneur, fais-toi connaitre ! Ouvre les cieux. Montre-moi tes anges ! S’il te plait, au moins une fois, une heure, une minute... bon d’accord... une seconde. Tu vois, je ne demande pas grand chose. Entrevoir un instant un bout de ta gloire, un petit morceau d’ailes ! Ne me dis pas que c’est compliqué ! Je sais que tes anges sont là, tout près de moi. Je les devine dans la nuit de ma foi. Franchement, Seigneur, je n’ai plus l’âge de jouer à cache-cache. Quand donc feras-tu tomber les écailles de mes yeux ? Quand donc enlèveras-tu ce voile pour que m’apparaisse enfin cet univers invisible auquel je crois ?
Saint Michel, Saint Gabriel, saint Raphaël et vous tous, anges de Dieu innombrables, anonymes, vous êtes pour chacun de nous des grands frères, des bienfaiteurs discrets qui n’attendaient rien de nous, pas même que l’on vous connaisse. Aujourd’hui, nous vous fêtons, vous les esprits en service, les ministres toujours actifs du Seigneur qui montez et descendez continuellement l’escalier qui mène de la terre au ciel. Aujourd’hui, nous vous célébrons. Aujourd’hui, nous vous disons : Merci !
Comment ? Qu’est-ce que vous dites ? Il n’y a pas de quoi ? Ah non, vous plaisantez ! Vous savez bien qu’il y a de quoi ! Sans cesse, vous guidez nos pas et veillez sur nous. Sans cesse vous êtes à nos côtés, combattant les esprits mauvais, écartant les obstacles et les périls qui nous menacent. Combien, parmi nous, vous doivent la vie sans le savoir ? Vous nous détournez providentiellement du péché. Vous nous protégez dans les accidents. Vous guérissez nos plaies. Vous nous consolez quand ça va mal et nous rendez la joie. Vous soufflez à l’oreille de nos musiciens vos harmonies célestes et guidez la main de nos peintres. Vous veillez sur des peuples entiers. Vous portez sans interruption nos prières devant la face de Dieu. Vous annoncez l’évangile aux nations. Vous nous ramenez sur les chemins de la Vie !
Anges, archanges de Dieu, puisque le temps n’est pas venu de vous voir, puisque l’heure n’est pas encore venue de vous prendre dans nos bras ou de vous embrasser (Oui, c’est comme ça qu’on fait chez nous...), puisqu’il faut nous contenter pour l’instant de vous parler sans vous voir, sans que vous daigniez pointer le bout de vos ailes, sachez que nous vous aimons et que nous voulons aujourd’hui, nous, vos petits frères, vous dire tout simplement merci.

fr. David Perrin, op


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